Napoleon’s triumphant return from the island of Elba to Paris, by Vincent, his master-sellier. “Nothing compares to this triumphal march from the shores of the Mediterranean to the capital of the civilised world”.

Napoléon. Retour de l'ile d'Elbe

 

Vincent, Emperor’s Master Saddler. Itinéraire de Portoferajo à Paris. No place no date [ca. 1830]. Manuscript. [8] pp. on 2 double leaves in-4°.

Napoléon. Retour de l'ile d'Elbe.

Unpublished manuscript on the Emperor’s landing at Golfe Juan, followed by his march to Paris, written by Vincent, Napoleon’s personal saddler, a figure close to the Emperor who was left in the shadows of history. An invaluable witness, he gives a day-by-day account of the Emperor’s triumphal march, focusing on the episode of the rally at Laffrey : “allez dire à votre Commandant, en découvrant sa poitrine, que vous m’avez vu, et que s’il a un coup de fusil à faire tiré ce sera sur moi, alors il marcha à la rencontre du 5ème de Ligne ; à son approche ils jetèrent tous leurs cocardes blanches à terre aux cris de Vive l’Empereur”

Napoléon. Retour de l'ile d'Elbe.

the entrance to Grenoble :”L’Empereur s’assurant que c’était le 4ème d’Artillerie, où il avait fait ses premières armes, il leur dit, Je vous aime tous, comme d’anciens camarades. Je vous ai suivis sur les champs de bataille, mais j’espère que nous n’aurons pas besoin de vos canons alors les cris de Vive l’Empereur, Vive notre Père, partirent des remparts. Nous vimes dès le jour que notre marche sur Paris était assurer.

Napoléon. Retour de l'ile d'Elbe.

and then in Lyon that “les habitants illuminèrent, et nous reçurent avec acclamations” and from “le Comte d’Artois vient de partir accompagné seulement d’une garde Nationale à cheval, n’ayant pas été bien accueilli des troupes.

Napoléon. Retour de l'ile d'Elbe.

Vincent bought a car which he fitted out for Napoleon, “une battardelle [sic] avec siège et tambour devant […] Je fis adapter un fond sanglé […] pour que l’Empereur puisse allongé les pieds dessous le siège ; il s’y trouva bien et fit avec la route jusqu’à Paris.” 

Napoléon. Retour de l'ile d'Elbe.

he then mentions Ney’s rallying : “l’Empereur avait eu une entrevue avec le Mal Ney, qui avait été envoyé pour l’arrêter, avec un corps nombreux de troupes, lesquelles passèrent toutes à l’Empereur.”

Napoléon. Retour de l'ile d'Elbe.

and the triumphant entrance into Paris : “nous entrâmes à Paris escorté des officiers généraux qui étaient venus au-devant de lui, et d’un concours innombrable d’habitans qui grossisait l’escorte. Lorsqu’il descendit de voiture, les généraux s’en emparèrent et le portèrent jusqu’aux appartemens des Tuileries.”

Napoléon. Retour de l'ile d'Elbe

“Thus were fulfilled the words that the Emperor said on board the Brick: Grenadiers, we are going to France, and we will go to Paris, without firing a single shot. Nothing could compare to this triumphal march from the shores of the Mediterranean to the capital of the civilised world.”

Lastly, and not without interest, he describes his duties as the Emperor’s chief saddler, and his activities in this capacity during the Cent-Jours, and the arrangements made to bring the Emperor back to Fontainebleau after Waterloo : “Lorsque nous apprimes la malheureuse affaire de Waterloo, le duc de Vicence envoya des voitures et attelages sur diverses routes qui ramenèrent l’Empereur à l’Elisée, et de là, à la Malmaison.” On horseback, he intends to follow the emperor : « Nous étions avec Monsieur Jardin ainé et Chauvin ainé, nous ne pûmes obtenir d’audience. Monsieur Bertrand nous fit dire que l’Empereur était malade, et qu’il ne recevait personne.

 

Napoléon. Retour de l'ile d'Elbe.

In conclusion, he describes his activities under the Restoration until the fall of Charles X : At the Duc de Mortemart’s house, where he had gone to collect debts, he learns from him qu’il arrivait de St Cloud, et qu’il allait à l’hôtel de Ville pour traiter de l’abdication de Charles dix.

In addition, on three other in-8° pages, one of which bears his crossed-out address with postmarks, he leaves two autograph documents on Napoleon’s journey to Elba concerning the troops that accompanied him. : “La batterie infernale était composée d’une Cie de cent hommes commandés par le capitaine d’artillerie Raoul [Nicolas Raoul (1788-1850)]. Ils embarquèrent avec nous à Savonne ; il en resta vingt-quatre lors de notre départ, à Porto Longone ; Le bataillon corse était composé de trois cents hommes.L’uniforme était habit vert passepoil jaune, abeilles au colet et au bas des basques de l’habit.

Napoléon. Embarquement pour l'ile d'Elbe.

Napoléon à l'ile d'Elbe.

and on the carriages used by the emperor and his retinue at Portoferraio, the emperor being in the first, alongside Generals Bertrand and Drouot, the sixth and last being that of the maps and the moneyman.

Napoléon à l'ile d'Elbe

A precious document written by a close friend of the emperor, who followed him to Elba and on his triumphal march to Paris.

Detailed description on request.

2 200 €