5 vues de Besançon d’après Jean-Baptiste Lallemand gravées sur cuivre et aquarellées par Née, Niquet et Auvray.

 

[Besançon]. Jean-Baptiste Lallemand. 5 vues de Besançon gravées sur cuivre, finement aquarellées à l’époque. « Vue de la porte taillée à Besançon », « Vue du pont de Besançon, Et de l’Arc de Triomphe nouvellement détruite » [sic] et « Vue d’un ancien arc de triomphe, Et d’une Partie de l’Archeveché de Besançon » gravées par Née ; « Vue d’une partie de Besançon, Prise sur le bord du Doux » par Niquet ; « Vue de l’intendance de Besançon » par Auvray. Sans lieu, vers 1787. 240 x 181. Sous-verre, encadrement XIXe en bois noirci et doré.

Les gravures ont été publiées d’abord dans la Description générale et particulière de la France, paru ensuite sous le titre de Voyage pittoresque de la France avec la description de toutes ses provinces, à Paris, chez Lamy en 1787, planches 3, 8, 9, 10 et 11. Nos eaux fortes, à la différence de celles présentées dans ces ouvrages, n’ont ni légendes, ni numéros, elles sont seulement titrées, ce qui permet de penser qu’elles sont en premier tirage.

Jean-Baptiste Lallemand (1716-1803), graveur à l’eau-forte et peintre de genre, d’histoire, de marines et de paysages français, exerça à Paris, en Angleterre, à Dijon, sa ville natale, puis à Rome (1747) où il travailla pour le Vatican, avant de revenir à Paris. Lallemand peignait tous les genres, mais il excellait surtout dans les paysages et dans les marines. Benezit cite notamment des dessins qu’il fit pour le Voyage pittoresque en France.

François-Denis Née (1732-1817) fut l’élève de Jacques-Philippe Le Bas. Il collabora fréquemment avec Masquelier (Métamorphoses d’Ovide, l’Essai sur la Musique de Laporte et les Tableaux pittoresques de la Suisse). Il participe également du grand projet franco-chinois intitulé Les Conquêtes de l’Empereur de Chine, 12 grandes gravures sur cuivres exécutés à Paris entre 1772 et 1774 pour le compte du souverain Qianlong. Parmi ses réalisations, Benezit cite les gravures du Voyage pittoresque de la France.

Claude Niquet, dit l’aîné (1770-après 1831), dessinateur et graveur français marqué par le style néoclassique. Peut-être le fils de l’éditeur d’estampes parisien Niquet, actif dans les années 1770. Ses premières estampes apparaissent au Salon de 1787.

Pierre Laurent Auvray (1736- ?), élève de Laurent Cars, travailla à Paris et à Bâle et reproduisit nombre de sujets gravés d’après Fragonard, J. Bertaux, Ch. Monnet et autres. Il fit également un certain nombre d’illustrations pour des récits de voyages.

Destailleur Provinces, XIII, 3143, 3144, 3147 et 3148 ; Benezit, I, 329 ; VI, 394-395 ; VII, 672, 728.

2 encadrements ont encore leur verre bullé, les dos sont d’époque, sans attache, à l’exception d’un, refait, qui, lui, en présente une.

Rare ensemble.

 

1 100 €