André Malraux. Ses amours, ses combats, son œuvre. 1940-1975.

 

Malraux Correspondance et documents. 1940-1975.

 

André Malraux (1901-1976). Correspondance et documents. 8 lettres autographes signées, Provins, Sens et Collemiers, avril-octobre 1940, (7 adressées à Josette Clotis et une à son père, Joseph Clotis, avec une carte de correspondance de Josette à lui adressée, Neuilly, 9 novembre 1940) ; une lettre autographe signée, aux armées, 6 février 1945, à Jeanne Valière ; 6 lettres signées [2 lettres autographes, 3 lettres dactylographiées et une carte de visite autographe], Paris et Crans-Montana, 1946-1974, à José Santos ; une photographie prise chez lui [?], le 20 novembre 1975.

Avec un télégramme de Gaston Gallimard, Cannes, 13 décembre 1940, à lui adressé.

Ainsi que 4 documents concernant Josette Clotis et Gauthier Malraux, le fils aîné qu’elle eut avec André (une lettre signée du directeur de la maison Lanvin, Paris, 11 mars 1940, à Josette Clotis, un extrait de naissance de Gauthier, 13 octobre 1960, deux photos : l’une en grand tirage de Josette et de Gauthier, été 1941, prise par José Dos Santos, et l’autre, d’identité, de Gauthier adulte).  

Exceptionnel ensemble.  

Correspondance intime, en très grande partie originale, d’André Malraux avec Josette Clotis (Montpellier, 1910 – Saint-Chamant, 1944), femme de lettres, romancière et journaliste française. Journaliste à Marianne, Gallimard publia ses romans à la NRF où elle rencontra André Malraux en 1933 et dont elle eut 2 enfants alors que l’écrivain était marié. Elle mourut tragiquement sur le quai de la gare de Saint-Chamant à la fin de la guerre.

Notre correspondance des deux amants débute au début du conflit, en 1940, à l’époque de la naissance de leur fils Gauthier, reconnu par Roland, le frère d’André qui n’était alors pas divorcé de Clara ; à noter l’absence de mots d’amour (Malraux envisageant même l’avortement), même si perce parfois une grande inquiétude concernant Josette et son fils en cette période trouble. L’auteur de La Condition humaine évoque ses classes durant « la drôle de guerre », puis, blessé (précise-t-il), la reddition de son régiment (sans préciser le moindre combat) et son internement en camp de prisonniers.

Malraux Correspondance de guerre

Malraux Correspondance de guerre. 1940.

Malraux Correspondance de guerre à J. Clotis. 1940

Malraux Correspondance de guerre à J. Clotis. 1940.

Malraux Correspondance de guerre. 1940.

Il aborde Les Noyers de l’Altenburg ainsi que son film adapté de L’Espoir, note quelques remarques sur l’Art, insiste sur ses difficultés financières et espère dans ses divers contrats.

À signaler le télégramme qu’il reçoit de Gaston Gallimard et de Drieu la Rochelle : ayant fait obtenir à Josette un laissez-passer pour qu’elle rejoigne l’écrivain à Cannes, ils souhaitent sa collaboration littéraire alors qu’il est évadé et réfugié en zone libre !

Malraux Gallimard Drieu La Rochelle 1940.

Enfin, après-guerre, Malraux évoque les droits sur ses œuvres diffusées au Portugal et au Brésil.

A l’exception de la photographie prise en 1975 à l’occasion d’une interview pour France-Soir, les documents proviennent du fonds familial, de Marie-Chantal Dos Santos, la fille de Suzanne Chantal et de José Dos Santos.

Suzanne Chantal (Paris, 1908-1994), a été critique de cinéma et rédactrice en chef de Cinémonde jusqu’en 1934, a sous-titré des films, et a travaillé pour Gaston Gallimard à la rédaction de l’hebdomadaire littéraire Marianne entre 1937 et 1939. Elle fut mariée en 1949 avec le journaliste portugais José Augusto Dos Santos, qui fut correspondant de plusieurs quotidiens et radios portugais ; le couple fut très proche de Josette et d’André Malraux. Suzanne, légataire des papiers de Josette, lui rendra hommage en publiant la biographie partagée du couple, Le Cœur battant, Josette Clotis – André Malraux, chez Grasset, en 1976, précédée d’une lettre de l’auteur de la Condition humaine, qui lui exprime toute sa reconnaissance « de la gerbe sur la tombe de Charonne » ; elle était la marraine de leur fils Gauthier. José Dos Santos, quant à lui, avait traduit en portugais Les Noyers de l’Altenburg, la toute première édition du livre qui sortit à Lisbonne en 1943 (S. Chantal, Le Cœur Battant, p. 258).

Malraux. Josette Clotis et leur fils Gauthier.
Josette et son fils Gauthier (Bimbo). Été 1941. José Augusto [Dos Santos].
Malraux Correspondance de guerre. Naissance de son fils Gauthier.

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Précieux documents

9 000 €